Ma mission

Aider chaque personne à trouver sa juste place, et lui donner un symbole fort pour y rester ancrée.

Derrière chaque Animal-Miroir, il y a une conviction : vous portez des qualités profondes qui n'attendent que d'être nommées. Mon rôle n'est pas de vous les inventer, c'est de les révéler, de les incarner dans une œuvre, et de vous donner un ancrage visuel qui vous rappelle chaque jour qui vous êtes vraiment.

Ma vision

L'animal comme prisme du monde.

Les animaux ne sont jamais là par hasard. Depuis 40 000 ans, l'être humain les observe, les représente, les porte sur ses blasons et dans ses mythologies... parce qu'il a compris intuitivement qu'ils lui disent quelque chose d'essentiel sur lui-même. Mon travail prolonge cette tradition : regarder le vivant pour mieux comprendre l'humain.

L'enfance

Je suis née à la campagne, fille d'agriculteur. Mes premiers amis n'étaient pas des enfants — c'étaient les chèvres, les chiens, les lapins, les poules. Un chapon handicapé que mon père aurait dû élever pour la table et qu'on a gardé jusqu'à sa mort parce qu'il était devenu de la famille. J'étais tout le temps dehors, au milieu du vivant, à observer.

Cette proximité avec les animaux ne m'a jamais quittée. À treize ans, j'accueille mon premier cheval Droopy. Puis, plus tard, un deuxième, une ponette, une jument. Aujourd'hui encore, mes chevaux sont là — l'un d'eux a vingt-sept ans, et ça fait vingt-quatre ans que nous faisons route ensemble. Une chienne que j'ai perdue il y a quatre ans après onze ans et demi d'amour, et dont je ne suis toujours pas remise.

Les animaux ne sont pas un thème pour moi. Ils sont ma vie depuis le début.

Artiste-Aquarelliste née au milieu des animaux

Le basculement

Pendant dix ans, j'ai travaillé dans l'industrie pharmaceutique. Une autre vie, un autre rythme. Puis nous sommes partis en Corrèze faire du maraîchage bio — un retour à la terre, à l'essentiel.

C'est pendant ma grossesse que tout a basculé. Mon atelier couture devenant chambre d'enfant, je me suis tournée vers des choses plus simples — le coloriage d'abord, puis l'aquarelle. Et là, quelque chose s'est ouvert que je n'attendais pas.

L'aquarelle m'a tellement touchée, tellement émue, que j'ai voulu en faire un métier — pas comme illustratrice, mais comme fabricante. J'ai créé mon entreprise de fabrication artisanale de couleurs aquarelle : mes propres godets, ma propre recette à base de pigments minéraux, de gomme arabique, de miel et d'huiles essentielles. Quelque chose de vivant, de naturel, de fait à la main.

Pour présenter mes couleurs, il a fallu les montrer. Alors j'ai peint. Et ce qui m'est venu naturellement, sans y réfléchir, c'était les animaux.

Le déclic

Les premières personnes qui ont vu mes animaux peints m'ont dit la même chose : il y a quelque chose dans leur regard. Tu as mis de la puissance dans leur regard, ils sont vivants. Il faut que tu fasses quelque chose avec ça.

Mon compagnon, issu d'une famille de la noblesse française, féru d'héraldique et de symbolique animale, a fait le lien que je ne voyais pas encore. Il a vu dans mes peintures ce que les bestiaires médiévaux, les blasons et les mythologies ont toujours su : que l'animal dit quelque chose d'essentiel sur celui qui le porte.

Il m'a encouragée à faire un test. Un ami, rien de préparé — je lui peins son animal sans lui expliquer pourquoi, sans grille, sans préparation. Sa réaction a tout confirmé : tu m'as révélé quelque chose que je n'aurais pas su nommer.

C'est là que les Animaux-Miroir sont nés.

Ma pratique aujourd'hui

Je travaille en Corrèze, à deux pas de Lascaux — là où l'humain a peint ses premiers animaux sur les parois des grottes, il y a 40 000 ans. Ce n'est pas un hasard que je sois ici.

Mes œuvres sont réalisées à la main, avec des pigments naturels — minéraux pour la plupart, issus de ma fabrication artisanale. Chaque aquarelle est unique. Chaque devise en latin inscrite sur l'œuvre est choisie pour la personne qui la recevra. Chaque lecture symbolique est rédigée sur mesure.

Ce qui me guide depuis le début : la conviction que les animaux nous observent autant que nous les observons. Et que ce regard croisé, vieux de 40 000 ans, a encore beaucoup à nous révéler.